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Cité du sucre

oreye308Située en plein cœur de la Hesbaye, terre fertile par excellence, le caractère rural d’Oreye est indéniable. Les champs de céréales y côtoient les champs de betteraves, culture à laquelle notre sol argilo-limoneux convient parfaitement.

Cette betterave, si typique de nos campagnes fait d’ailleurs la renommée de notre région et les beaux jours de notre commune grâce notamment à la Raffinerie Notre-Dame. Celle-ci prit ses quartiers chez nous en 1889 sous le nom de « Sucrerie d’Oreye ». D’abord spécialisée dans l’extraction du sucre de la betterave, l’usine s’est spécialisée au cours des années 90 dans la production d’oligofructose à partir de racines de chicorée. Les substances ainsi produites possèdent une valeur diététique remarquable, ce qui assure leur succès.

Historique

Né du blocus continental décrété par Napoléon en 1806, pour pallier la pénurie du sucre de canne, l'industrie sucrière de la betterave ne prend un réel essor en Belgique qu'à partir de son indépendance et dans l'arrondissement de Waremme à partir des années 1850.
En 1874, on pouvait compter 17 sucreries dans notre arrondissement.
La fertilité du sol hesbignon, un réseau routier bien structuré et de nombreuses sources naturelles incitent à construire une fabrique de sucre de betteraves dans le petit village d'Oreye.

La S.A. "Sucrerie d'Oreye" est fondée le 15 juin 1889. Elle est capable de transformer, en sucre brut, 300 tonnes de betteraves par jour.
Au cours des années, la production de sucre de betteraves s'industrialise de plus en plus ; elle va bientôt renverser la suprématie de la canne à sucre.
En 1901, la société est dissoute et ses activités sont reprises par un autre groupe sous la dénomination de "Sucrerie Notre Dame".

Pendant la première guerre mondiale, la sucrerie parvient à maintenir ses activités mais la grande crise de 1929 et l'effondrement des cours du sucre vont pousser les dirigeants de la Sucrerie Notre-Dame à diversifier sa production par la construction d'une raffinerie. La société prendra désormais le nom de "Raffinerie Notre-Dame".

Malgré les difficultés économiques du moment, la Raffinerie Notre-Dame se lance dès 1945, dans la modernisation de son outillage. En 1952, elle se dote notamment d'un nouveau diffuseur continu de grande capacité mis au point par la Raffinerie Tirlemontoise, devenue depuis 1936, actionnaire majoritaire de la société.

A partir de cette époque, les innovations et améliorations vont se succéder, tant dans le domaine du procédé d'extraction du sucre que dans la recherche de nouvelles variétés de semences de betteraves.

La Raffinerie Notre-dame s'intéresse également à cette époque à la mécanisation de la culture et collabore à la mise au point d'un semoir de précision et de matériel d'arrachage mécanique de betteraves.

A partir des années 60, la raffinerie Notre-dame développe quelques activité annexes :
- en 1964, elle installe la première sécherie de pulpes en Belgique.
- en 1966, le nouvelle centrale électrique est interconnectée au réseau public pour la vente d'importantes quantités d'énergie électrique.

En 1981, une nouvelle orientation se dessine pour la raffinerie Notre-Dame, qui, dans le cadre de spécialisation de la Raffinerie Tirlemontoise, abandonne sa production et le conditionnement des sucres ménagers pour se consacrer principalement à la fabrication des sucres raffinés pour l'industrie et l'artisanat.
La capacité de production atteint alors 5.500 tonnes de betteraves par jour.
Depuis 1984, La Raffinerie Tirlemontoise augmente sa participation dans la société.

En février 1990, le groupe allemand Sudzucker rachète l'ensemble des activités sucrières du groupe tirlemontois, le rachat s'inscrivant dans le cadre des nouvelles perspectives découlant de l'instauration du grand marché européen.